2 - Les protections hivernales
L'installation des protections
Avant d'installer des protections à l'automne, il faut s'assurer que l'aoûtement est terminé. On le reconnaîtra aux signes suivants :
• Les plantes ligneuses ont déjà des bourgeons formés le long des tiges, visibles à la perte de leurs feuilles.
• Les conifères montrent un changement de coloration après quelques bonnes périodes de froid.
• Chez les plantes à feuillage persistant, le changement de couleur lié aux périodes de froid s'accompagne parfois d'un enroulement des feuilles sur elles-mêmes.
L'endurcissement requiert un peu plus de temps chez les conifères et les plantes à feuillage persistant, ce qui retardera d'autant l'installation des protections. Un bon indice qui nous dit qu'il est temps d'installer les protections est le gel du sol.
ATTENTION ! ATTENTION !
Il est préférable d'installer les protections hivernales tardivement plutôt que hâtivement. Des protections installées trop tôt peuvent occasionner de la surchauffe ou des moisissures. Il faut donc attendre que le froid soit définitivement arrivé.
L'enlèvement des protections
Au printemps, il faut résister à la tentation d'enlever les protections trop tôt. Il arrive par exemple qu'un redoux subit fasse fondre la neige rapidement, mais l'hiver refait souvent surface en mars ou avril, et nous envoie une nouvelle bordée de neige accompagnée d'une baisse importante des températures. Aussi vaut-il mieux être patient et laisser les protections en place jusqu'à ce que les grands froids soient passablement écartés.
Le piétinement hâtif dans les plates-bandes et sur le terrain n'est pas conseillé car le sol, encore gorgé d'eau tôt au printemps, se compacte facilement sous nos pieds - raison de plus pour attendre avant d'enlever les protections hivernales !
Les matériaux
Parmi les matériaux susceptibles d'être entreposés, en plus des toiles, on pourrait trouver des cônes à rosiers dont les utilisations sont multiples, des rouleaux de clôture à neige et des tuteurs, de la corde, des appâts à rongeurs, des filets pour enrober les conifères, des spirales pour protéger les troncs d'arbres des rongeurs, de la mousse de sphaigne et des sacs de feuilles broyées à utiliser comme paillis.
Les toiles protectrices
Les géotextiles
La grande polyvalence des toiles protectrices leur a vite permis de remplacer la jute. Faites de fibres synthétiques, ces toiles communément appelées géotextiles s'adaptent à peu près à toutes les situations. Elles fournissent une isolation thermique aux végétaux et s'utilisent pour la protection contre les vents desséchants, voire même les bruines salines émanant des voies de circulation automobile. Elles agissent comme tampons lors des baisses de températures hivernales brutales, dont l'action combinée avec les vents peut provoquer des dommages irréparables aux plantes. Il existe aussi une toile jumelée directement à une clôture à neige, ce qui permet de faire d'une pierre deux coups car elle simplifie l'installation qui, dans ce cas, se fait en une seule opération.
Les toiles de mousse de polyuréthane
Certaines toiles se montrent particulièrement utiles pour protéger les rosiers et autres plantes fragiles. Il s'agit de toiles matelassées, constituées d'une épaisseur de 5 mm de mousse de polyuréthane (« polyfoam ») recouverte de chaque côté d'un plastique blanc opaque.
Une version plastifiée d'un seul côté existe également et permet d'élargir davantage le spectre d'utilisation : on s'en sert par exemple pour protéger certains arbustes à feuillage persistant tels les houx, les buis et les rhododendrons. Le côté plastifié se place vers le haut parce qu'il donne moins de prise à la neige et à la glace.
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